Pour réussir ses photos

Si vous utilisez des appareils compacts, bridges, ou reflex, ces quelques conseils peuvent vous être utiles.

Tout d'abord, et c'est le grand avantage du numérique, il est toujours très utile d’effectuer des tests pour trouver les réglages optimums. Il faut toutefois garder à l'esprit que ce que l’on considère a priori être des défauts ou problèmes techniques peut évidemment se trouver être une source d’images dites "créatives"…

1- Sur-exposition, sous-exposition et contre-jour

Le principal problème rencontré lors de la prise de vue tient à l’exposition. Il est en effet courant d’obtenir des images sur-exposées (trop claires) ou sous-exposées (trop foncées).

En mode automatique, les appareils ont tendance à faire des mesures de lumières globales, ne portant pas nécessairement sur les sujets qui nous intéressent précisément dans le cadre. En cas de contre-jour (lorsqu'un personnage est moins éclairé que son arrière plan), l’appareil expose l’image correctement pour l’arrière plan, laissant l’avant plan trop foncé.

L’écart de luminosité entre avant plan et arrière plan étant toujours problématique, même avec une certaine maitrise technique, il est mieux d’éviter les contre-jours, lorsque c’est possible en changeant de place.

Si c’est impossible:

- On peut resserrer le cadre sur le sujet, pour que la mesure automatique soit adaptée à la luminosité du sujet ;

- Les utilisateurs avertis pourront éventuellement débrayer l’appareil photo, lorsque c’est possible, et surexposer à la prise de vue : ouvrir le diaphragme ou augmenter le temps de pose.

 

Ex 1. Contre-jour: sous-exposition sur le premier plan

Contre-jour: sous-exposition sur le premier plan

 

L’appareil a fait une mesure globale, qui le conduit à privilégier le second plan. En résulte :

- Un premier plan sous-exposé, trop foncé.

- Un second plan bien exposé, mais qui ne nous intéresse pas.

 

Ex2. Contre-jour: sur-exposition sur le second plan

 

Contre-jour: sous exposition sur le premier plan.

 

Pour réaliser cette image, on a débrayé l’appareil photo pour sur-exposer la prise de vue, afin d’être correctement exposé sur le sujet. L’arrière plan est, lui, sur-exposé.

 

2- La netteté

Les appareils numériques en mode automatique "auto-focus" font parfois le point ailleurs que sur le sujet qui nous intéresse. Il est donc nécessaire d’être attentif à ce que la netteté se fasse correctement, sur le sujet, en faisant des tests.

 

Ex. 1: l’appareil fait la mise au point à l’arrière du sujet

 

L'appareil fait la mise au point à l'arrière du sujet

 

Si l’appareil refuse de faire la mise au point sur le sujet, plusieurs solutions existent:

- Se rapprocher du sujet pour que l’autofocus n’ait pas le choix et se concentre sur le sujet.

- Débrayer l’autofocus et faire une mise au point manuelle.

 

3- Les Sources de lumière

Lorsqu’on l’on peut un tant soit peu choisir son angle, il est toujours bon d’être attentif aux sources lumineuses.

 

D’où vient la lumière?

Cette question rejoint le problème du contrejour. Il vaut toujours mieux éviter les lumières qui viennent de l'arrière du sujet, à moins que cela ne soit clairement souhaité (effet de silhouette, etc.).

 

Les sources lumineuses

En faisant de simples tests de prise de vue, on constate qu’une image faite à la lumière du jour et une image faite en intérieur, avec une source de lumière type incandescente (ampoule, etc.), rendront des dominantes colorées bien distinctes:

- La lumière du jour est par définition à dominante bleue ;

- La lumière issue d’une source à incandescence est par nature orange.

On appelle ces dominantes colorées les températures de couleur. Les appareils photos classiques font des réglages automatiques et s’adaptent ainsi à ces différentes températures de couleur.

Seul problème: lorsque l’environnement comporte des sources lumineuses diverses et aux températures de couleur contradictoires.

 

Ex. 1: deux sources lumineuses s'entrechoquent

Deux sources lumineuses s'entrechoquent

 

On constate ici les dominantes colorées: le visage, éclairé par l’ampoule, est orangé; le reste, éclairé par la lumière du jour, est bleuté.

Aucune solution simple n’existe donc pour compenser ces dominantes à la prise de vue. C’est pourquoi il est conseillé d’éviter les sources de lumière mélangées, lorsque c’est possible, car le résultat est souvent pour le moins étrange.

 

Les sources lumineuses faibles

Il n’est pas rare d’avoir à réaliser des images dans des lieux peu ou mal éclairés. Quand la lumière manque, les photos sont souvent floues (car l’appareil expose plus longtemps, pour emmagasiner plus de lumière). Dans ce cas, on peut:

- Changer le réglage des ISO (la sensibilité du capteur) si cela est possible: passer en 800 ISO ou en 1600 ISO si ces réglages existent sur votre appareil;

- Si vous ne pouvez régler les ISO, il est utile de stabiliser un maximum l’appareil photo, pour limiter le "flou de bougé" (généré parle mouvement de l’appareil au moment du déclenchement).

- Refaire la prise de vue plusieurs fois de suite, car il peut tout simplement y avoir une prise de vue qui ressorte plus nette que les autres…

 

4- Les logiciels de traitement

Après la prise de vue, on obtient un fichier numérique dité de plusieurs caractéristiques:

- Un nombre de pixels, exprimé ainsi: 1000 x 1800 (nombre de pixels en hauteur puis en largeur);

- Un poids en Méga octets (Mo) ou en Kilo octets (Ko), qui dépend du nombre de pixels et du niveau de compression de l’image. La taille moyenne d’une image varie entre 500 Ko et 3 Mo (pour les appareils qui produisent de la haute définition).

Ces données sont modifiables grâce à un logiciel de traitement d’image (The Gimp -gratuit-, Photoshop, Paint -gratuit-...).


Pour modifier la taille d’une image

Dans le menu -> Image -> Taille de l’image (ou Redimensionnement de l’image). Une boite de dialogue permet (entre autre) de modifier le nombre de pixels en hauteur et en largeur.

 

Pour modifier le poids d’une image

Le poids en octets dépend au départ de la taille en pixels (plus il y a de pixels, plus l’image est lourde). Il est néanmoins possible de faire baisser la taille d’une image en octets, à l’enregistrement.

Dans le menu -> Fichier -> Enregistrer sous : là s’affiche une boite de dialogue. On choisit d’enregistrer l’image en jpeg (.jpg), format le plus usuel.

Une autre boite de dialogue s’affiche "Options Jpeg". On peut y choisir le niveau de compression de l’image, et donc sa taille en octets. Un encadré "Options d’image" permet de régler le poids de l’image: de "faible" ou "compact" à "élevé" ou "volumineux".

 

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