Depuis que l’environnement est devenu une préoccupationinternationale, les voitures sont pointées du doigt avec sévérité : Lestransports sont responsables de 30 % des émissions de gaz carbonique. Un constatqui pose un sérieux dilemme au citoyen, comment être vert(ueux) et continuerd’utiliser sa voiture ?
Un Invité surprise
Cela pourra en surprendre plus d’un mais ausalon de l’agriculture, qui se déroule jusqu’au 3 mars à la porte de Versailles,il n’est pas seulement question de vaches ou de plantes bucoliques. On présenteégalement des voitures et des solutions pour l’avenir. Installés dans le Hall2.2, quatre stands présentent aux visiteurs le produit de demain : Le BioEthanol ou Bio Power. Un carburant dont on a beaucoup parlé cette année. Renaud,Peugeot et Saab ont profité de cette rencontre avec le public pour présenterleurs nouvelles voitures non -polluantes. Considéré comme le leader européen des constructeurs de véhicules ausuper-éthanol, Saab expose un des modèles de sa nouvelle gamme. Entouré de potsde marguerites et de panneaux explicatifs, le cabriolet jaune se laisseobserver sous toutes les coutures. C’est la troisième fois que le constructeursuédois répond présent au Salon International de l’Agriculture, AndréaFougerousse qui représente la marque Saab, commente :
«nous sommes aujourd’hui au salon pour présenter une solution à la pollution des voitures, une solution concrète, immédiate, peu coûteuse avec des voitures plus performantes».
Le Bio-Ethanol, la solution miracle ?
L’éthanol est une énergie renouvelable, mélange de 85 %d’éthanol et 15% d’essence sans plomb 95. La production d’éthanol a commencé à augmenter dès 2003 et lespremières voitures bio-power sont arrivées sur le marché en 2005. En dépitd’une importance grandissante, ce nouveau carburant reste encore peu connu dupublic, Marianne et Cyril qui se baladaient avec leurs enfants s’exclament :
« un carburant avec des fruits et légumes, ça c’est original ».
A laquestion de savoir s’ils seraient prêts à investir dans une voiture Bio-power, ilsrépondent tous les deux oui. Comme l’a montré un sondage de l’IPSOS en février2008, 8 français sur 10 se déclarent prêts utiliser le Bioéthanol pour lutter contre le réchauffement climatique,
« Oui mais à condition que ça reste à la portée de notre bourse » s’inquiète Marianne.
« Les voitures sont au même prix, parfois même moins chères, que ce que l’ont peut trouver sur le marché » insiste Andréa Fougerousse.
Ce carburant a de plus, tout le soutien du gouvernement. Aprèsplusieurs études et la signature d’une charte, l’objectif estd’incorporer 10% dans la consommation des carburants, d’ici 2020 et d’étendrele réseau de pompes sur le territoire français. Pour le moment, les troisquarts du territoire sont couverts et proposent quelques 200 pompes auxutilisateurs.
Le Flex Fuel, être vert sans compromis
Comme toutes les entreprises, les constructeurs de voitures sesoucient avant tout de leurs bénéfices. Or pour attirer la clientèle vers leurgamme de voitures non polluantes, il ne faut pas hésiter à faciliter la vie desconducteurs, d’où la création d’une gamme de véhicule Flex Fuel. Ces voitures àcarburant modulable fonctionnent quelque soit le carburant utilisé: del’essence sans plomb 95, de l’E85 ou encore le mélange des deux.
« Ainsi, si il ne trouve pas de pompes à l’éthanol, il pourra se rediriger vers de l’essence normale » explique la responsable de chez Saab.
« Les prix sont plus intéressants que l’essence, 0,81€ le litre et ils sont surtout beaucoup moins sujets à l’inflation ».
Andréa Fougerousse explique également que cenouveau carburant pourrait proposer et maintenir quelques 25 000 emploisen France, dans le développement des biocarburants.
Le Bio-Ethanol n’est pas parfait
Après une visite dans le salon 2.2, l’éthanol semble être lasolution miracle, le remède pour réduire de quelques 75%, les émissions de gazà effet de serre. Mais Tout le monde n’est pas de cet avis, Jean Claude unforestier en visite au salon partage son opinion :
En effet le Bio éthanol produit, malgré touts quelquesémissions de gaz à effet de serre, mais Andréa Fourgerousse temporise :
« pour le moment c’est la solution que nous avons à porté de main, ce n’est pas parfait mais c’est le mieux que nous puissions faire. Alors entre rester les bras croisés et faire un premier pas pour réguler, le choix est très vite fait ».
Les détracteurs du Biocarburant parlent également de la hausse duprix des matières premières sur le marché international et l’accusent deprovoquer un affamement des pays en développement. Ils évoquent de plus l’étudedu professeur américain Mark K Jacbson (disponible en anglais sur son site) qui explique que la combustion d’éthanol pourrait provoquer des problèmesrespiratoires et émettre des gaz cancérigènes pour la population. Les étudessont encore peu développées, c’est pourquoi, aucun avis arrêté n’existe sur laquestion. Nous avons pu avoir quelques réponses auprès de Nicolas Riallandresponsable du service économique de la Confédération Générale des Planteurs deBetteraves.
Nicolas Rialland.
-La production de Bio-carburant est-elle polluante ?
-Est que cette solution va augmenter la production dematières premières ?
-Mais les prix vont augmenter, cela ne va t‘il pas affamerle tiers monde ?
-Et que pensez vous de l’étude du docteur Jacbson sur les émissionscancérigènes ?
Pour en apprendre d’avantages sur le Bioethanol rendez-voussur le
www. Bioethanolcarburant.com
Avec la participation de Marina et de Alexandre
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