Vous connaissez sûrement tous cette petite étiquette auxallures écolos qui ornent depuis 4 ans seulement 5% des boîtes aux lettresfrançaises.
Vous ne la connaissez pas ? Alors nous allons nouscharger de vous la présenter !
Elle paraît anodine comme ça, mais pas du tout, c’est ellequi peut vous aider à faire un geste pour notre si belle planète qui est sirapide, et paraît si insignifiant… Hum… Mais pas tant que ça !
Voilà que le ministère de l’écologie et du développementdurable s’est mit à imprimer des petites étiquettes autocollantes d’une couleurverte (eh oui ! Ca fait immédiatement penser à la nature !) qui ontpour mission de bloquer l’entrée de ces immondes tonnes de paperasses inutileset barbouillées d’informations complètement superflues dans nos belles boîtesaux lettres (qui sont, au passage, des boîtes aux lettres, et non pas desboîtes aux pubs !).
Cette gentille étiquette s’exprime alors au vilaindistributeur de publicité (qui n’y est absolument pour rien : il fait sonmétier, ce sont les dirigeants publicitaires les responsables, n’y voyez pasd’attaque dans ces mots) dit « NON à la publicitéet aux journaux d’annonces », qui sont synonymes de pollution et degaspillage, et dit « OUI à l’info descollectivités », avec un petit « Merci »en prime, pour la beauté du geste ;).
La voici :
Pourquoi ceprojet ?
Mais voilà qu’il se pose un problème : il estmagnifique que l’on prenne des résolutions pour l’environnement, ça l’estencore plus que l’on imprime des étiquettes « STOP PUB », mais ça le seraitencore mieux si TOUTE la populationétait au courant de cette existence (parce que cela fait tout de même 4 ansqu’elle existe…).
Car oui, nous avons sondé l’opinion de quelques habitants deRoanne pour savoir si cette étiquette était connue et le résultat est assezstupéfiant : 95% despersonnes questionnées ne connaissaient pas cette étiquette !
Eh bien voilà que nous avons décidé de faire de cetteétiquette une star de l’environnement auprès des habitants. Nous avons donc eupour but d’augmenter ce modeste taux de 5%... Enfin, je dirais plutôt essayé derendre cette étiquette encore plus célèbre qu’elle ne l’était pas.
Nous avons donc réussit à convaincre plusieurs dizaines d’habitantsà coller cette étiquette sur leur boîte aux lettres, mais pour cela, la partien’a pas toujours été facile. En effet, certaines personnes réticentes nous ontfait suer pour qu’on puisse finalement les convaincre.
Nous avons par exemple insisté sur le fait que, en refusantla publicité dans sa boîte aux lettres, c’est économiser en moyenne 40 Kg de papier par an (ensachant que pour faire une moyenne, il y a beaucoup moins, mais beaucoup plusaussi…) ; Mais ce n’est pas tout, ces 40 Kg sont issus de plusieurstransformations et pour les fabriquer, il faut :
- 20 à 40kg de bois,
- 200 à 600 litresd'eau,
- 120 à 240 Kwh d'électricité,
- de l’encre avec des métaux lourds,
- des adjuvants et colorants.
Il faut savoir que 62.6 % de ces prospectus proviennent desgrandes surfaces alimentaires, 17.3% du commerce local, 12.2% des grandessurfaces spécialisés, le reste étant les prospectus qui EUX sont utiles etproviennent des mairies ou des collectivités et quenotre petite étiquette verte laisse passer dans la boîte aux lettres.
L’acte écologique
Tout se déroulait à peu près bien dans notre préparation auprojet lorsque nous décidâmes d’aller à la mairie afin de demander plusieursplaquettes d’étiquettes « STOP-PUB » pour pouvoir ensuite lesdistribuer.
Et là un problème survint : la mairie ne pouvait pasnous fournir en étiquettes car il leur fallait l’accord du ministère del’environnement pour qu’ils soient autorisés à nous les donner puisque nousvoulions les distribuer sur la voie publique.
Nous avons donc dû contacter le ministèrede l’environnement par téléphone, essayer de convaincre le responsable denous laisser distribuer ces étiquettes.
Après près de 1h de négociation en ayant été passé deservices en services et enfin trouvé le responsable, le ministère a pu envoyerun fax à la mairie de Roanne, nous autorisant à retirer les plaquettesd’étiquettes voulues !
Ouf ! C’était la veille de notre fameuse journée dedistribution !
La journée arriva enfin et c’est à 10h du matin que nousarrivâmes dans un quartier résidentiel de Mably(ville à proximité de Roanne) pour débuternotre distribution.
Après un petit briefing nous répartissant 2 zones distinctespour 2 groupes de 2 personnes, nous commençâmes notre petit tour chacun de notrecoté.
En ce qui concerne notre groupe (Nicolas et Kévin), nousnous heurtâmes à la dure réalité dès les premières maisons. Alors que l’autregroupe (car nous nous tenions au courant régulièrement par téléphone) avaitdéjà rendu 2 boîtes aux lettres heureuses, nous nous n’en étions qu’à deterribles refus.
Au fur et à mesure des maisons visitées, nous cochions descases correspondants à des acceptations ou des refus dans le but d’établir desstatistiques. A la fin de la matinée, le résultat paraissait déjà affligeant,cependant, nous ne furent pas pour le moins découragés, et, après un bon repas,nous repartîmes de bon pieds dans les rues de Roanne.
Le début d’après midi fut plutôt satisfaisant, quoique,peut-être parce que moins choqués par les refus, nous n’avions cependant pas desplendides scores. La fin de l’après midi fut le plus terrible : auxalentours de 16h nous décidâmes de changer à nouveau de quartier pour enrejoindre un troisième plus excentré. Ce fut le quartier le pire detous, les refus fusaient et les acceptations dégringolaient : avec lafatigue en prime, vous n’imaginez même pas notre bonheur lorsque nous avionsdes personnes qui voulaient bien de notre petite star verte à coller surleur boîte aux lettres.
Le résultat, lesstatistiques
Mais venons en à la description de ces refus : pratiquementtoutes les personnes qui ont refusé notre étiquette nous ont donné pourargument qu’ils aimaient la publicité ! En effet, ils nous l’on clairementaffirmé qu’ils lisaient la publicité. Certains en faisaient pratiquement leurpasse-temps favori, d’autres un moyen de se tenir au courant de l’actualité, ouencore d’autres nous expliquant que ça les occupait.
Nous vous proposons nos statistiques établies tout au longde notre journée afin de pouvoir passer à un petit commentaire (qui ne sera pasforcément très neutre, surtout lorsque l’on fait face à une situationpareille !) :
Nombre de personnes que nous avons contacté :
133
Nombre de personnes qui ont accepté de collerune étiquette sur leur boîte aux lettres :
37
Nombre de personnes qui ont refusé de coller uneétiquette sur leur boîte aux lettres :
96
Et lorsque nousétablissons les pourcentages les chiffres sont encore plus évocateurs :
Acceptations :
28 %
Refus :
72 %
Eh oui ! Nous voilà tous révoltés à la vue de ceshorribles statistiques que si des écologistes voyaient, seraient rapidementatteints d’une crise cardiaque !
Voilà que si l’on généralise des différents quartiers deRoanne à la France,on se rend très vite compte que les Français aiment la publicité !
N’est-ce pas affligeant ?
Nous pouvons vous dire que lorsque nous avons commencé notrepetit tour de quartier, nous ne nous attendions pas à des rejets aussiimportants, et surtout ayant pour réponse « j’aime lapublicité ! »…
Nous pourrions même encore aller plus loin dans nosstatistiques et regarder en fonction des tranches d’âges les refus etacceptations :
Nous avons remarqué que les personnes d’un âge plutôt élevérefusaient bien plus souvent nos étiquettes que les personnes d’un âge plusjeune.
Il serait alors intéressant de déterminer les tranchesd’âges exactes, mais nous pouvons tout de même affirmer que la population jeuneest bien plus sensibilisée à l’environnement que la population d’un âge plusélevée.
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Alors qui que vous soyez, si jamais vous n’avez toujours pasfait ce tout petit geste (qui ne demande qu’à devenir géant), qui est toutsimplement de coller ce petit bout de papier vert insignifiant (mais qui resteune arme redoutable contre le gaspillage et la pollution), eh bien ne traînez pas, votre boîte aux lettres ne demandequ’à être décorée !
Vous pourrez trouver cette petite étiquette dans plusieursendroits :
- à la mairie
- grandes surfaces
- associations environnementales
- sur Internet, en l’imprimant :
Site : http://www.ecologie.gouv.fr/Vous-etes-un-particulier.html
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Initiateurs du Projet : Nicolas, Kévin
Participants : Marie-Sophie, Sylvain
Négociateur auprès du ministère : Nicolas
Caméras : Sylvain
Papiers réglementaires : Nicolas
Organisation de la journée : Kévin
Rédaction de l’article : Kévin
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Un grand merci :
- Au ministère de l’écologie et dudéveloppement durable pour nous avoir donné l’autorisation dedistribution de leurs étiquettes.
- A la mairie de Roanne,et plus particulièrement le service communication, pour nous avoir fourni lesétiquettes.
(Sources : http://www2.ademe.fr ;http://www.univers-nature.com ; http://www.ecologie.gouv.fr )
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En raison d’un horrible,impardonnable et monstrueux problème d’informatique, nous n’avons pas pudiffuser sur cet article notre reportage vidéo !
En effet, nous avions filmé tous nos actes, les habitantscontactés, en prenant même soin de rester dans la légalité et de demander àsigner une décharge conventionnelle sur le droit à l’image, de faire dessondages filmés dans la rue, et d’utiliser 2 caméras pour réaliser un montagedigne de ce nom.
Mais voilà que l’informatique a dépassé l’Homme, ou tout dumoins, le pauvre petit internaute qui ne demande qu’à participer à un concourssur Internet !
Comme vous l’avez compris, les logiciels utilisés pour lemontage n’étaient absolument pas pratiques, les bugs ont pris le dessus, etc’est avec grands regrets que nous en restons là, sur un article sans vidéo, encontradiction avec ce que nous aurions voulu.
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Ah, mais on a jamais dit que
c'est trop mesquin
Eh bien voilà toute
Je n’ai pas eu besoin
c'est fort, un article sur