Quand on se promène dans la nature, l'on ne s'attarde souvent que sur sa beauté, son attirance pour les yeux. Pourtant, même le plus beau des paysages est assombri par la pollution. Dans le plus beau des paysages, il y a des milliers d'organismes vivants qui combattent chaque jour un mal qui leur est inconnu pour survivre.
C.HUCK 2007
champs de pâtures
La pollution est engendrée par les hommes et leur continuelle recherche du confort. En effet, pour se chauffer, d'immenses barrages hydroélectriques obstruent les cours d'eau empêchant ainsi les poissons de le remonter et d'assurer leur reproduction entraînant une inéluctable diminution de la biodiversité planétaire. Afin de se déplacer sans aucun dérangement des transports en communs, nous privilégions la voiture même pour de petits trajets. Mais l'essence que nous utilisons contient un grand nombre d'agents polluants qui sont souvent persistants dans l'environnement (les hydrocarbures, le plomb...). La plupart des métaux lourds proviennent de la combustion du pétrole ou de l'incinération des ordures ménagères. Ces métaux lourds, dont le plomb, s'accumulent dans les organismes vivants et provoquent des effets toxiques à court et long terme.
C.HUCK 2007
motte de terre, activité biologique
Malgré l'arrêt de l'utilisation des essences plombées au premier Janvier 2000 et le fait que les émissions en plomb ont chuté de 97% depuis cette date, le plomb est toujours très présent dans l'environnement. En effet, les résidus de plomb envoyés dans l'atmosphère via le pot d'échappement des véhicules, s'est peu à peu redéposés sur les sols, qui présentent actuellement une teneur élevée en plomb à faible profondeur, traduisant cette utilisation passée. L'accumulation du plomb dans les organismes et plus particulièrement chez l'homme conduit principalement à des cas de saturnisme
C.HUCK 2007
profil de sol
La distribution des concentrations dite « normale » dans les sols se traduit par une décroissance des teneurs en fonction de la profondeur. L'origine du plomb peut donc être considérée comme anthropique. Les concentrations de surface sont plus fortes que les concentrations en profondeur. La diminution des concentrations en profondeur est semblable aux profils normaux des sols. La légère remontée de concentration que l'on remarque entre 5 et 10 centimètres de profondeur peut indiquer les traces d'une ancienne pollution qui se retrouve en profondeur avec le lessivage des horizons de surface. Les dépôts anthropiques de plomb, issus des apports atmosphériques chargés en plomb des essences ou des rejets de l'industrie, se sont déposés en surface puis il y a eu un arrêt de ces pratiques avec notamment l'arrêt des essences plombées. La pollution a donc lentement migré en profondeur. Avec la diminution voir l'arrêt des émissions de plomb dans l'atmosphère, les dépôts se sont raréfiés et les horizons de surface sont peu contaminés mais il y a plus de pollution en profondeur.
Nos gestes de tous les jours ne sont pas anodins... Ils se retrouvent encore longtemps après nous sur Terre... Ces contaminations de sols migrent lentement en profondeur jusqu'à atteindre, à terme, les eaux (potables, souterraines, captives...) et les contaminer, lentement, irrémédiablement nous laissant face à l'impensable... La pollution des eaux est un problème d'actualité et très médiatisé mais n'en n'oublions pas pour autant la pollution des sols, véritables miroir de nos activités passées, qui sera une préoccupation pour les générations futures.
Afin que nos descendants puissent encore longtemps admirer la beauté d'un paysage, préservons-le !
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Au prime abord selon ma
J'ai rien compris à ta
Pfff...Triste réalité