S’il est un animal qui symbolise à lui seul les dégâts duréchauffement climatique, c’est bien l’ours polaire. Hyper médiatisé cesdernières années, le plantigrade est devenu le martyre de l’écologie, portantseul le drapeau des espèces menacées par nos rejets de carbone. Pourtant notremode de vie polluant ne menace pas que les espèces polaires, dont il est faciled’imaginer l’impact d’un ou de deux degrés supplémentaires sur leur banquise.Un ensemble de chaînes alimentaires complexes se trouve bouleversé par lahausse des températures, et ce jusque sous nos latitudes. En témoigne cettehistoire méditerranéenne qui commence avec des algues microscopiques et finit encompagnie des plus gros animaux du monde.
Manger et être manger
Tout commence donc dans la mer des ligures. A cet endroit,un courant marin océanique qui cheminait dans les profondeurs de laméditerranée décide de refaire surface (on appelle ce phénomène « upwelling »),entraînant avec lui un nombre incroyable de nutriments et de sels minéraux…Cesengrais naturels se retrouvent exposés à la lumière. Voici les conditions idéalesà l’apparition de ces petites algues microscopiques appelées phytoplancton. C’estle début de notre chaîne alimentaire. Le phytoplancton est dévoré par le zooplancton,et notamment par une minuscule crevette : Méganyctiphanes norvegica. Etcette crevette se trouve être la principale nourriture du plus gros animal deméditerranée, Balaenoptera physalus : le rorqual commun (20mètres et près de 40 tonnes, excusez du peu !!!).
Réchauffement
Manger et être manger donc, tout le monde est à sa place.Mais la mer se réchauffe. On prévoit une augmentation de deux à quatre degréspour 2050. Et nos pauvres petites crevettes qui n’aiment pas l’eau trop chaude…etnos pauvres grosses baleines qui n’aiment que ces petites crevettes…
Connaitre pour protéger
A l’heure actuelle, les rorquals communs gardent leursmystères avec eux, sous la surface. Combien sont ils en Méditerranée ? Où disparaissent-ils en hiver ?... Autant de questions quiempêchent de mettre en place une protection efficace. C’est pour pallier à cemanque de connaissances que le WWF a mis en place la mission « ObjectifCétacés ».
En danger...
Et les résultats sont édifiants : en Méditerranée lesrorquals communs vont mal, chaque estimation revoie leur nombre à labaisse : 2 000 individus, peut être moins. L’augmentation du traficmaritime menace les animaux : la collision accidentelle est actuellementla première cause de mortalité des baleines en méditerranée. Et la dégradationde la qualité de l’eau pèse sur eux de plus en plus fortement (augmentation dela stérilité, développement de cancers). Sans parler des nuisances sonores quipourraient être à l’origine de nombreux échouages…Dans de telles conditions, ilsemble compliqué pour nos baleines de relever le nouveau défi que nous leurimposons : la disparition de leur principale source d’alimentation.
La machine est lancée. Il parait maintenant difficile, à coursterme, de stopper les effets du réchauffement climatique. En revanche nouspouvons diminuer les menaces qui pèsent sur les rorquals communs ainsi que surl’ensemble des animaux de Méditerranée. Car seule une population d’animaux enbonne santé est capable de s’adapter pour survivre. Si nous n’améliorons pasrapidement l’environnement de rorquals communs, il y a fort à parier que nosenfants connaîtrons la Méditerranée sans les baleines. Le sort des ours blancsa ému de nombreuses personnes mais d’autres drames se jouent à nos portes, ànous de tout faire pour les éviter.
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je suis tout à fait
je ne savais pas qu'il y
j habite sur la cote d azur
surf rider fondation agit
0,9% de la surface marine de
ecolo hummm, je suis
Ah... Les baleines. Je dois