Ils veulent travailler tout en protégeant l'environnement. La solution qu'ils ont trouvée : enfourcher un vélo et livrer "écolo". Portrait de Julien Valon et Julien Legat, deux coursiers pas comme les autres...
Ils s'appellent tous les deux Julien et depuis septembre, ils pédalent sur leur vélo dans l'agglomération stéphanoise. Les Coursiers Verts, c'est le nom de leur entreprise avec laquelle ils concurrencent les commissionnaires motorisés.
Romain SIGOURE
Seul outil de travail des Coursiers Verts : un cyclocross
Car les deux amis, plus que des recycleurs du dimanche, sont convaincus qu'ils peuvent révolutionner le monde de la livraison. Leur travail quotidien : le transport non polluant de plis et de frets urbains légers à l'aide de sacs parfaitement étanches et d'un cyclocross.
Un impôt vert
Ecolos jusqu'au bout des pédales puisque leurs vêtements sont entièrement recyclables. Les deux cogérants participent aussi au fond américain "1% pour la planète". Ils se sont donc engagés à reverser 1% de leur chiffre d'affaire à l'association AFVL 42 qui milite pour les aménagements cyclables et les voies vertes.
Des pistes que Julien Legat et Julien Valon n'utilisent pourtant pas lorsqu'ils livrent. Pas assez pratiques et trop dangereuses lorsqu'il faut côtoyer les passants. Sur leur petite reine, les deux entrepreneurs préfèrent rouler aux côtés des voitures.
« Nous nous déplaçons aussi vite qu'elles en ville. Notre place est sur la route. »
A la force des mollets
Même s'ils considèrent Saint-Etienne comme le no man's land du vélo, ils parcourent tous les jours 70 km dans l'agglomération. Car le tandem à réussi à séduire trente entreprises grâce à ce package environnemental. Pas de pollution, un transport propre et une énergie naturelle.
« Il n'y a pas de gaspillage et on ne rejette pas de CO² dans l'air. »
Romain SIGOURE
Un équipement 100% recyclable
Un gros contrat pourrait leur permettre d'engager un troisième Coursier Vert à la rentrée 2008. Pour le moment, aucun des deux cogérants ne se rémunère. Il leur faudra encore quelque temps avant de rentabiliser leur affaire. Mais pour la planète, ils y croient dur comme "vert"...
Anaïs DIGONNET et Romain SIGOURE
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