Les maisons écologiques

Introduction : La maison écologique de nos jours consiste à respecter l’environnement par des énergies renouvelables, des matériaux non polluants et qui contribuent au respect de l’environnement ainsi que des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique.

Construction : Dans les maisons dites écologiques on peut trouver pour les murs des monomurs en ponce, ou des murs en bois pour une meilleur isolation ou un faible coup environnemental. Les plafonds sont en laine de bois pour éviter que l’air pénètre dans la pièce donc la consommation de chauffage diminue. Le sol est en planché, Les toits peuvent être fabriquées en végétations pour une récupération d’eau et d’oxygène. Et la végétation est un matériau non polluant par rapport aux tuiles.

 

Installation : Pour réduire notre consommation, il existe différentes solutions : - Les lampes à basse consommation - La récupération d’eau - L’emplacement des pièces - Les appareils ménagés - Les panneaux solaires - La ventilation Les lampes à basse consommation s’achètent dans des magasins comme Leroy Merlin. Elles aident à réduire notre consommation d’électricité, donc notre facture. La récupération sert à réduire notre utilisation d’eau traitée, elle est utilisée pour la chasse d’eau la machine à laver. L’emplacement des pièces de la maison est très important pour que la chaleur du soleil entre dans la pièce ainsi que la lumière. Du côté nord il faut mettre du triple vitrage et du côté sud il faut mettre du double vitrage. Certains appareils ou installations coûtent plus cher à l’achat mais le coût se récupère au fur et à mesure de la consommation. Les panneaux solaires sont très utilisés dans les maisons écologiques car ils produisent 65% d’énergie pour le chauffage de la maison. La ventilation d’une maison est très important une maison ouvert a tout les vents, cela constitue évidemment du gaspillage d’énergie. Si vous avez besoin d’aérer 10 minutes par jour suffisent pour une pièce de séjour.

Pour qu’une maison soit appelé maison écologique il faut qu’elle réponde aux 14 cibles HQUE qui sont répartis en 4 catégoriques : - L’éco-contruction - L’éco-gestion - Le confort - La santé Il n’est pas possible de réaliser les quatorze cibles sur un seul chantiers de ce fait les cibles sont choisi en fonctions des priorités et des contraintes, une liste de priorité doit être établie et un classement parmi les cibles proposées.

Pour un aménagement modèle :

- Au moins trois cibles feront l’objet d’un traitement optimal (niveau très performant)

- Quatre autres cibles seront prises en compte pour un traitement particulier (niveau performant)

- Les autres cibles devront au moins répondre au normes de vigueurs (niveau réglementaire).

Pour les maisons écologiques tous les publics sont visés même si il est vrai que les commandes émanent majoritairement de collectivités mais certains particuliers construisent des maisons écologiques. La maison écologique ne doit pas forcément être construit, des anciennes maisons peuvent être rénovés selon les cibles et deviennent donc des maisons écologiques.

Dans le nord, il existe encore que peu de quartiers écologiques par contre plusieurs sont à l'étude dont un est en ce moment même dans la métropole Lilloise comme la Zone de l'Union à Tourcoing. La communauté urbaine a pour cela rédigé un cahier des charges types pour un éco quartiers

Schèma de récupération d'eau
Caby

Panneaux solaires
Thomas
Panneaux solaires

Toit végétal
www.oliceo.fr
Toit végétal

Ampoule basse consomation
Thomas
Ampoule basse consomation

Interview : par B. Battagli de B. Ménager, Architecte urbaniste à la direction du développement urbain et économique de la ville de Villeneuve d’Ascq.

Pourquoi faire des maisons écologiques ?

Actuellement et de plus en plus, la société et chacun de nous agissons pour diminuer la menace que la pollution fait peser sur la planète. Cela fait quelques décennies maintenant qu’il y a eu une prise de conscience internationale qui a mis en évidence en quoi l’homme et le développement des villes mettait en péril l’équilibre général de la planète. Ainsi par exemple les mesures sur les émissions de gaz à effet de serre ont montré qu’il n’y avait pas que les usines et les transports qui polluaient, mais que même la construction de logements ou d’équipements était aussi une des sources de pollution. En effet, non seulement construire participe à diminuer les zones naturelles mais aussi pour construire, on utilise des matériaux qui participent à la pollution générale, soit parce que cela demande de l’énergie pour les produire mais aussi parce que les camions qui les transportent émettent eux même des gaz à effet de serre participant ainsi à la détérioration de la couche d’ozone.

En quoi une maison écologique va améliorer la situation ?

La démarche pour construire une maison écologique va consister à faire des choix les plus conformes au Développement Durable possible, à chaque phase de la construction et de la vie du bâtiment : conception, réalisation, utilisation, maintenance, adaptation et déconstruction. Pour cela les chercheurs ont mis au point une sorte de normalisation que l’on appelle HQE : « Haute Qualité Environnementale »

En quoi cela consiste ?

La démarche HQE est basée sur 14 cibles : 3 concernant la construction proprement dite, 4 concernant le confort à l’intérieur des bâtiments, 4 la gestion au sein des bâtiments de l’énergie, de l’eau, des déchets et de son entretien et 3 sur la santé (air). Pouvez-vous me donner des exemples ? Dans le domaine de la construction cela consiste, en amont à réfléchir sur la bonne articulation du bâtiment avec le voisinage et son positionnement sur la parcelle par rapport aux éléments naturels (soleil, vent, pente…), puis trouver des systèmes constructifs, employant des matériaux de récupération ou demandant moins d’énergie à la production, et enfin, mettre en place des modes de chauffage, de chauffe-eau le moins polluant possible et le moins consommateur d’énergie « fossile », c’est à dire qui ne se renouvelle pas ou très lentement comme le gaz, le pétrole,….

Et vous à Villeneuve d’Ascq avez-vous déjà appliqué l’HQE ?

Depuis des années la ville de Villeneuve d’Ascq a essayé pour ses équipements communaux (écoles, mairie, maisons de quartier…) de non seulement diminuer son émission de gaz à effet de serre mais aussi réduire sa consommation d’énergie. Pour l’ensemble de ses équipements municipaux elle dispose d’une centaine de chaufferies, cela valait donc le coup. Ainsi elle a posé des panneaux solaires au Dojo, à la cuisine centrale, des pompes à chaleur pour chauffer les piscines, l’espace Mendès France. Elle a mis en place une chaufferie au bois qui produit de la chaleur pour le quartier du Pont de Bois et la cité universitaire de Lille3 avec des matériaux de récupération. Mais Y a-t-il à Villeneuve d’Ascq des maisons écologiques Je ne sais pas si on peut dire qu’il y a des maisons écologiques telles que l’entendent les chercheurs écologues. Mais à plusieurs niveaux la ville essaie de promouvoir l’écologie dans l’habitat. Tout d’abord en apportant une aide aux particuliers qui veulent installer chez eux des équipements écologiques. Ils peuvent avoir des conseils à la ferme du Héron et quelques subventions dans certains cas (installation de panneaux solaires). Ensuite lorsque nous avons lancé les zones d’aménagements concertés d’habitat au Recueil (380 logements) et à la Haute Borne (480), nous avons demandé certaines mesures aux promoteurs et aux bailleurs. Mais le résultat n’a pas été à la hauteur de nos exigences. En effet, tandis que les constructions finissent de sortir de terre et d’être livrées, nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas été assez loin. Par exemple : les promoteurs avaient bien dans leurs propositions des systèmes de récupération d’eau de pluie pour diminuer la consommation d’eau potable, mais en fait, comme c’était en option beaucoup de maisons livrées n’en ont pas d’installé. C’était soi-disant trop cher pour les nouveaux acquéreurs. C’est pour cela que nous sommes actuellement en train de réfléchir pour les nouvelles opérations que nous allons lancer, à élaborer des cahiers des charges plus exigeants, et comme l’a fait Lille pour le quartier « des bois habités » nous ferons signer les promoteurs et les bailleurs des conventions dans lesquels ils s’engageront avec des obligations de résultat.

Sur quoi porteront vos exigences ?

Bien sûrs un des premiers objectifs sera la maîtrise de l’énergie à des fins non seulement écologiques mais aussi d’économies financières à terme pour les ménages. Au mieux ce sera de faire des maisons à énergie positive c’est à dire qui produisent un surplus d’énergie que l’on peut utiliser pour d’autres bâtiments. Au moins des logements qui répondent au label européen « habitat à basse consommation énergétique ». Mais nos exigences auprès des promoteurs pourront aussi porter sur la façon de mener leur chantier. On exigera des différents intervenants qu’ils provoquent un minimum de nuisance sonore pour les voisins, et qu’ils règlent les problèmes de déchets sur place. Vous avez dit tout à l’heure que l’on pouvait réutiliser l’eau de pluie. Oui, une façon de faire des économies et d’être écologique est effectivement de réutiliser l’eau de pluie à des usages qui ne posent pas de problèmes sanitaires (arrosage de jardin, lavage de voiture, évacuation de toilette…). Ainsi l’habitant peut faire des économies d’eau potable en ne s’en servant que pour boire et se laver. Et la collectivité fait des économies en n’ayant pas à traiter cette eau dans le réseau général de la ville. Dans le cadre d’une opération neuve d’habitat groupé soit sous forme de lotissement soit sous forme d’immeuble il est tout à fait envisageable de mettre en place un système de récupération collectif qui ne soit pas trop coûteux à l’installation et donc qu’il puisse y avoir un retour sur investissement assez rapide.

Plusieurs cibles HQE concernent plus spécifiquement le confort et la santé, en quoi sont elles intéressantes à exiger ?

En ce qui concerne le confort, les cibles abordent tout autant les problèmes de bonne ventilations, de température et d’hygrométrie que l’acoustique, l’ambiance visuelle ou olfactive… En ce qui concernent la santé, elles ciblent tout autant les conditions sanitaires des espaces (l’entretien, comment éviter les acariens), que la qualité de l’air ou la qualité de l’eau, donc éviter les matériaux qui émettent des gaz nocifs, vérifier la qualité de l’eau (son origine, les modes de recyclage…) Sans régler tous les problèmes si l’on a conscience bien en amont des mesures à prendre, dans tous ces domaines cités, il y a des solutions qui n’augmenteront pas forcément les coûts d’investissement de départ et pourront donc être pris en compte sans douleur. Le tout c’est d’avoir conscience des effets positifs ou négatifs de ce que l’on construit et d’avoir un peu d’imagination pour trouver les solutions les plus pertinentes possibles pour en diminuer les aspects négatifs.

Interview n°2

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